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dimanche 25 janvier 2015

Defi Lecture 2015

Le Défi Lecture 2015, c'est tout bêtement une image que j'ai trouvé sur le net:


Je l'ai traduite, postée sur mon forum, et depuis quelques catégories se sont ajoutées. Le principe est de compléter cette liste dans l'année (rien de bien contraignant en somme).

J'ai (presque) fini ma liste définitive, il ne me reste plus qu'une entrée. J'ai choisi de ne pas me limiter à un livre par catégorie et j'ai pu placer un même livre dans plusieurs catégories.
Autant que possible, pour éviter de l'allonger encore plus, j'ai principalement pioché dans ma pile-à-lire.

Ce petit défi va d'ailleurs me permettre d'organiser ma PAL. ^^

Sans plus attendre, ma liste. Elle pourra éventuellement changer avec le temps, je l'éditerais de temps en temps si besoin est.
Comme je disais, je bloque sur une catégorie: "un livre dont l'auteur à moins de 30 ans", donc vraiment si vous en connaissez au moins un, faites péter! :p

Je surligne ce que j'ai déjà lu (dans le cadre de ce défi, y'en a une tétrachiée qu'en fait j'avais déjà lu y'a un bail).
Quant à ce que je suis en train de lire, je met toujours à jour ma liste Booknode, donc vous pouvez le voir dans l'encadré à côté de cet article, à gauche. :) [Au moment où j'écris je suis en train de lire H2G2, Le Guide du Voyageur Galactique (tome 1), par Douglas Adams].

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  • Ma Liste
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- Un livre de 500 pagesJurassic Parc, Michael Crichton (434p) / Dreamcatcher, Stephen King (883 p) / Da Vinci Code, Dan Brown (740p)
- Une romance de la littérature classique – Daphnis et Chloé, Longus
- Un livre adapté en film – Le Hobbit, Tolkien / La Stratégie Ender, Orson Scott Card / 2001 l'odyssée de l'espace, Arthur C. Clarke / Le Parfum, P. Suskind / American Psycho, Bret Easton Ellis / Cosmopolis, Don DeLillo
- Un livre publié cette annéeVernon Subutex, Virginie Despentes / Par la Fenêtre, Julian Barnes
- Un livre avec un chiffre dans le titre – H2G2 – Douglas Adams – tome 1, tome 2, tome 3 / Le Signe des 4, Conan Doyle / Marune : Alastor 933, Jack Vance / Trullion : Alastor 2262, Jack Vance
- Un livre écrit par un auteur de moins de 30 ans -
- Un livre avec des personnages non-humains : The Hobbit, Tolkien / Le Seigneur des Anneaux, Tolkien / H2G2 – Douglas Adams – tome 1, tome 2, tome 3
- Un livre drôle – La Huitième Fille, Terry Pratchett / H2G2, Douglas Adams
- Un livre écrit par une femmeFelicity Atcock, Jomain / La Saison des Mutants, Karen Haber / Signe Suspect, Patricia Cornwell / Mad Max, Joan D.Vinge / Le Cheval Evanoui, Françoise Sagan
- Un livre de genre "mystère" ou thriller – Carnages, Chatam / Le Livre Sans Nom / American Psycho / Les Travaux d'Hercules, Agatha Christie / Une Si Longue Nuit, Marry Higgins Clarck / Sans Raison, Patricia Cornwell
- Un livre dont le titre est composé d'un seul mot – Colline, Jean Giono / Vertiges, Robin Cook / Carnages, Chattam / Ca, King / Faeries, Tolkien
- Un recueil de nouvelles Nouvelles Fantastiques, Poe, Maupassant, Gautier, Gogol /
- Un livre qui se déroule dans un autre pays que le votre Into the wild, Jon Krakauer /
- Un livre qui n'est pas une fiction – Fridha Kahlo, Gérard de Cortanze
- Le premier livre écrit par un auteur populaire – Carrie, Stephen King
- Un livre d'un auteur que vous aimez mais que vous n'avez pas encore lu Ça, Stephen King / Shining, Stephen King / L'homme invisible, H.G. Wells
- Un livre qu'un ami vous a recommandé – Felicity Atcock, Sophie Jomain / La liste de mes envies, Grégoire Delacourt
- Un livre primé - La Délicatesse, David Foenkinos (Prix du 7ème art 2010) / La Liste de Mes Envies, Grégoire Delacourt (Prix Livresse du Livre 2013)
- Un livre basé sur une histoire vraie [nb: qui peut être une fiction] – La couleur pourpre, Alice Walker
- Le premier livre qui figure dans votre pile-à-lire : 2001, L'Odyssée de l'Espace, Arthur C. Clarke
- Un livre qu'on peut finir en 1 jour [je trouve pas ça très précis sachant que j'en connais qui sont capables de lire 500 p. en 1 jour, donc je suppose qu'ils voulaient dire "un livre court", genre une centaine de pages maxi] – Carnages, Maxime Chattam / Le Signe des 4, Conan Doyle
- Un livre dont le titre contient un ou des antonyme(s)Vivons heureux en attendant la mort (vivre / mort) (je n'ai pas trouvé mieux dans tout ce que je possède.. :/ )
- Un livre qui se déroule dans un pays que vous avez toujours rêvé de visiter Pig Island, Mo Hayder (Écosse)
- Un livre publié l'année de votre naissance : Le Silence des Agneaux, T. Harris / Prélude à Fondation, Asimov / Desolation Road, Ian MacDonald) / La Reine des Damnées, Anne Rice
- Un livre ayant reçu des critiques négatives : Parce que je t'aime, Musso
- Une trilogie – Le Seigneur des Anneaux, Tolkien
- Un livre de votre enfance – Mathilda, Roald Dahl / Charlie et la Chocolaterie, Roald Dahl / La Reine des Neiges, H.C. Andersen
- Un livre avec un triangle amoureux – Love etc, Julian Barnes / Promise, Ally Condie
- Un livre qui se déroule dans le futur – Le Cinquième Élément, Terry Bisson / Blade Runner, P.K. Dick
- Un livre qui se déroule au lycéeUne Scandaleuse Affaire – Anita Shreve
- Un livre dont le titre contient le nom d'une couleurLa Ligne Verte, Stephen King / Etude en Rouge, Doyle / Men in Black, Steve Perry / La Couleur Pourpre, Alice Walker / Le Dahlia Noir, James Ellroy
- Un livre qui vous a fait pleurer [ou du moins ému] – A La Croisée des Mondes, Pullman/ Mathilda, Roald Dahl /
- Un livre avec de la magie Harry Potter, JK Rowling / Les Chevaliers d’Émeraude, Anne Robillard / Les Contes de Beedle le Barde, Tolkien  / Narnia, Clive Staple-Lewis
- Un roman graphique (BD / Comics / Manga) The Walking Dead tome 1  /Cinégeek, Pluttark
- Un livre d'un auteur que vous n'avez jamais lu avant L'Anneau de Ritornel, Charles Harness / Neuromancien, William Gibson
- Un livre que vous possédez mais que vous n'avez jamais lu – La nuit des enfants rois, Bernard Lenteric
- Un livre qui se déroule dans votre ville [j'en ai un. ] - Du Sable dans l'Engrenage, Lillian Bathelot / Charmes, Paul Valery
- Un livre originellement écrit dans une autre langue que la votre – [90% de ma PAL :o) ] - Ouais donc de fait cette catégorie n'est pas vide, ça représentera à peu près tout les livres que j'ai et que j'ai pas encore noté, mais autant dire que j'ai la flemme d'en faire la liste! XD
- Un livre qui se déroule à Noël Pas de Noël cette Année – John Grisham 
- Une autobiographieLa Vérité, Mouna Ayoub 
- Un recueil de poèmes Misérable Miracle, Henri Michaux / Les Filles du Feu, Gérard de Nerval / Poèmes Saturniens, Verlaine/ Illuminations, Rimbaud
- Un livre commencé et jamais fini Le Seigneur des Anneaux, Tolkien / Cosmopolis, Don DeLillo
- Un livre tourné en série TV – Sherlock Holmes, Conan Doyle: Etude en Rouge, Le Signe des 4 / Les Aventures de SH, Souvenirs de SH, Résurrection de SH, La Vallée de la Peur, Archives sur SH, Son Dernier Coup d'Archet  / Hannibal – T, Harris: Dragon Rouge, Le Silence des Agneaux, Hannibal, Hannibal Lecter, Les Origines du Mal.
- Un livre interdit Lolita, Nabokov
- Un livre d'un auteur qui a les mêmes initiales que moiL'Incident, Christian Gailly / La Jeune Fille et la Lune, Claude Gauvreau
- Un livre à lire en VO – Doctor Who, The Clockwise Man, Justin Richards / Love's Labour's Lost, Shakespeare / Rhetoric in Shakespeare's Time, Sister Miriam Joseph
- Le 1er livre d'une série Étude en rouge, Doyle / Cycle de Dune tome 1 , Franck Herbert / La Saison des Mutants, Karen Habert
- Une pièce de théâtre – On ne Badine pas Avec l'Amour, Marivaux
- Relire un livre que je veux relire depuis longtempsA la Croisée des Mondes, Pullman / Hypérion, Dan Simmons 
- Un livre de philo/socio/essai: Du Contrat Social, Rousseau / Le Stoïcisme / Sociologie et Géographie / La Sociologie des Organisations / Petit Traité de l'Abandon / Sans Offenser le Genre Humain, F. Aubenoy 
- Livre de science : Dernières Nouvelles du Cosmos, Hubert Reeves / Y a-t-il un Grand Architecte dans l'Univers, Stephen Hawking / Sur les Épaules de Darwin, Jean-Claude Ameisen


Voilà, et donc pour résumer, ceux que j'ai lu: 

- The Walking Dead (tome 1)
- Etude en Rouge, Conan Doyle
- Souvenirs sur Sherlock Holmes, Conan Doyle
- Cinégeek, Pluttark
Et suis en train de lire H2G2, tome 1.

Je sais pas trop encore à quelle fréquence je vous ferais le compte-rendu, ni si je vais faire un article pour chaque bouquin, enfin on verra. ^^

dimanche 18 janvier 2015

Critique de roman - Etude en Rouge, Arthur Conan Doyle




Sherlock Holmes, un personnage que j'ai d'abord découvert avec les films (ceux avec Robert Downey Jr) et adoré passionnément dans la série Sherlock de la BBC, avec le personnage interprété magnifiquement par Benedict Cumberbatch.

Alors il faut savoir que moi et les romans policiers, ça fait pas vraiment bon ménage, c'est un genre avec lequel j'ai du mal.
J'ai d'abord lu Souvenirs de Sherlock Holmes, trouvé dans une brocante, je l'ai dévoré.

C'est tout naturellement après avoir été éblouie par le personnage à l'écran que je m'y suis mise, et que j'ai commencé à m'acheter tous les romans sur ce personnage par Conan Doyle.

Pour en venir à nos moutons: Étude en Rouge. Je l'ai lui aussi dévoré, trop vite peut-être, mais qu'importe, je l'ai adoré.
Le style d'écriture est très fluide, les personnages sont juste magnifiques.

Sherlock est sans nul doute un personnage passionnant, impressionnant, et a sa façon très touchant. Dans ce qu'il a d'atypique, je dirai. On est d'accord que globalement pour ce qu'on en sait c'est pas un personnage qui se laisse aller aux sentiments, mais il a sa façon propre d'être attachant.
Dans ce roman ça se sent surtout dans sa passion, dans l'extrême gaité qu'il met dans ce qu'il entreprend. Quand au début il réussi son expérience, la façon dont il l'explique, complètement émerveillé, transporte.
Il est d'une part enfantin et d'autre part incroyablement intelligent et méthodique.

Ici, d'autre part, l'histoire est à la fois surprenante et captivante. Cette enquête qui d'abord semble insoluble se révèle au fur et à mesure des déductions de Sherlock et grâce au passage qui contextualise ce crime.
On en vient par là à s'émouvoir du sort de l'assassin, tant ses motivations sont, quelque part, honnêtes.
Par ce petit effet de style, Conan Doyle nous pose un dilemme: tous les crimes sont-ils immoraux? N'est-il pas possible de pardonner un meurtre, dans une certaine limite?

En un seul premier roman, Doyle pose des bases de réflexions intéressantes, et nous présente des personnages dont on sait qu'on s'y attachera pour très longtemps.
On comprend alors très aisément pourquoi Sherlock Holmes est le personnage de fiction qui a le plus suscité d'engouement par la suite, dès la sortie de ce roman jusqu'à aujourd'hui. On comprend pourquoi il a inspiré autant de personnages. Et on comprend pourquoi les noms de Sherlock Holmes et John Watson ne sont jamais inconnu, à les entendre, même sans les connaitre, on sait qui ils sont.

Tout ceci est bien dommage pour Arthur Conan Doyle qui détestait ses romans et n'aurait voulu pour rien au monde qu'on se souvienne de lui pour les aventures de Sherlock Holmes.
Dommage pour lui, tant mieux pour nous. 


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NOTA BENE -

Je participe au Défi Lecture  2015 que voici:


Je n'ai pas encore fini ma liste de livres pour chaque catégories (sachant que des catégories ont été ajoutées via un topic que j'ai posté sur le Forum Eclectique pour ça), mais Etude en Rouge fait définitivement partie de la liste, je ne sais juste pas encore tout à fait à quelle catégorie il va se placer définitivement, puisqu'il correspond à plusieurs catégories de la liste.
Je pense que pour ce défi je vais m'autoriser à placer un même titre dans plusieurs catégories ainsi qu'à donner plusieurs livres par catégories. (Sachant que 90% des titres que j'y mettrais sont les livres de ma pile à lire, ils seront lus de toutes façons, cette liste va me permettre d'organiser mes lectures, en fait).

Je publierais ma liste définitive sur ce blog quand je l'aurai finie.

vendredi 13 juin 2014

Enfin La Nuit

Aujourd'hui, je vais vous parler du livre que je viens de finir hier soir:







 Tout d'abord, un petit mot sur l'auteur

Camille Leboulanger est un auteur français âgé de 20 ans. (Vu la teneur de ce roman j'imaginais un auteur naviguant plus vers la trentaine voire début de la quarantaine, comme quoi, je me suis fait avoir par le préjugé selon lequel sagesse et âge sont intimement liés - ce livre est la preuve que tout ça c'est des conneries).

Il écrit depuis longtemps textes et poèmes, et a été publié une première fois pour la nouvelle "78 ans", parue dans le recueil Ceux qui nous veulent du bien , aux éditions La Volte, en 2010 à l'occasion d'un concours. 

Enfin La Nuit est son premier roman, paru en aout 2011 aux éditions l'Atalante.

Enfin La Nuit

Enfin La Nuit est un petit roman (192 pages) qui part d'une idée simple: imaginer le comportement d'un homme et d'une femme face à une catastrophe inconnue. 

En l’occurrence, dans ce roman une catastrophe (probablement d'origine humaine), provoque une réaction qui amène à un jour perpétuel. Le ciel devient jaune et très chaud, et la nuit ne tombe plus, voilée par ce ciel lumineux. 

Comme le dit lui-même Camille Leboulanger, l'écriture de ce roman à été largement influencée par La Route de Cormac MacCarthy, chose qui frappe aux yeux quand on le lit. Bien qu'ils soient très différents dans le détail.
Pour rappel, j'avais écrit une critique sur le film adapté du roman de MacCarthy, où j'y disais déjà qu'il y avait un lien indéniable entre ces deux récits. A lire ici.

Enfin La Nuit, comme La Route, puise dans les codes du Road Movie sur fond de SF post-apocalyptique. Dans l'un comme dans l'autre il s'agit avant toute chose de se centrer sur l'humain et non sur la catastrophe elle-même. 
Comme dans La Route, on ne sait quasiment rien de ce qui provoque la catastrophe, on ne peut qu'observer les comportements des gens, bien qu'il y ai des indices (un en l'occurrence) qui permettent de se faire une idée sur la question.

Exemple donné en guise de 4ème de couverture: 

"Le ciel était embrasé. On avait bien donné des explications à la télévision, histoires de guerres, de catastrophes, d'ennemis, d'alliés. Des noms, d'autres, beaucoup de noms qui se croisaient sans grande cohérence entre eux. Alors, du coup, les gens étaient dans la rue, le regard plongé dans le feu du ciel. Le grand embrasement. Ravage. La nuit était plus claire que le plein jour. Les lampadaires devenaient inutiles. Le ciel s'était embrasé le 23 janvier, sur le coup de 22h30. Et si, sur le moment, personne ne comprenait vraiment ce qu'il se passait, il faudrait bien admettre, une semaine plus tard, que la nuit ne retomberai plus jamais."

Voilà tout ce qu'on sait de cet évènement initial, et on n'en saura jamais plus. Et on ne cherche au final pas à savoir, ce n'est pas important. Comme je le disais dans ma critique de La Route - et ça vaut aussi pour ce roman - la raison initiale s'est produite, c'est fait, inscrit dans l'histoire, et savoir le pourquoi et le comment n'a plus d'importance. Ce qui reste, c'est la survie, la façon dont dans cet environnement vont agir les survivants. 

On peut se demander pourquoi un jour perpétuel à décimé les trois quarts de la population? C'est dit aussi très rapidement: entre vague de suicide, émeutes, et assassinats en chaine, beaucoup de gens sont morts à cause du ciel qui semblait annoncer la fin du monde. 

Mais tout ça n'a pas réellement d'importance, les personnages sont des gens comme vous et moi, pas des scientifiques, pas des savants, juste des gens qui ont subit cet évènement et essaient de vivre avec. 

Ces personnages, ils sont présentés en deux parties rendues distinctes par le style utilisé par l'auteur. Le roman s'ouvre à la première personne sur le personnage d'Etienne, un flic qui fait la rencontre de Sophie, peu de temps après l'embrasement du ciel. 
Plus loin, l'auteur nous présente à la troisième personne le personnage de Thomas, dont on comprend très vite qu'il partage beaucoup de points communs avec Etienne, principalement leur fonction: policiers tous les deux. 
Le second lien entre ces deux personnage tient en un prénom: Sophie. Thomas fait également la rencontre d'une Sophie - pas la Sophie que connait Etienne - une adolescente laissée abandonnée dans sa ferme par ses parents - morts tous les deux - avec qui il va prendre la route à dos de vélo.

S'ensuivra un récit de ce voyage sous le ciel embrasé, parsemé de rencontres qui influenceront la nature des personnages, leur rapport aux autres et au monde. 

C'est un roman qui parle de l'humain, et de solitude. Comme je le disais plus haut, il fait preuve d'une grande sagesse, il nous amène à réfléchir sur nous, notre monde et notre société. 
C'est le but que la Science Fiction avait au départ, parler du présent, de l'actualité sociale, économique, politique, ou écologique, parler des enjeux actuels, sous couvert d'un cadre futuriste et/ou exceptionnel. 
Fareinheit 451 de Ray Bradbury, Le Monde des A de Von Vogt, ou bien Dune de Franck Herbert en sont des parfaits exemples.
En cela la Science Fiction se rapproche beaucoup du genre de la fable, qui permettait sous couvert d'un récit fantastique et surréaliste de critiquer la société contemporaine à l'auteur. 

Ici, avec Enfin La Nuit, c'est ce que nous avons. J'y vois une critique d'un monde fait d'individualisme, de consommation et de possession. 
Ce roman parle de trouver "de l'espace", une certaine forme de liberté loin des contraintes liées à la vie en société, loin des contraintes de propriété. 
L'absence de nuit donne paradoxalement aux personnages une liberté qu'ils n'avaient pas jusqu'alors, c'est ce que parvient à comprendre Thomas. 

"Je crois que j'ai compris quelque chose. Je crois qu'on étais tous malades de solitude, à cause des autres. On était malades des autres. Malades de trop, même si on ne se l'avouait pas. Malades faute d'espace. On avait besoin de respirer. De faire de la place pour pouvoir bouger. Pour pouvoir choisir son point de vue pour regarder la mer. Pour pouvoir choisir sa voiture, sa maison, sans qu'on nous demande un chèque, une carte bleue, un crédit. On n'en pouvait plus, et on ne le savait pas. Alors le ciel est devenu jaune. Et on a respiré un grand coup. [...] Toujours est-il qu'on s'est retrouvés seuls. Éparpillés. Et qu'on a eu de l'espace, et surtout du temps. Du temps pour faire des choses, pour ne rien faire, pour commencer, pour finir, pour commencer sans finir. Je suis sûr que, quelque part, il y a un homme qui écrit enfin le livre qu'il a toujours voulu écrire, peut-être après s'être débarrassé de sa femme et de ses enfants, que quelqu'un d'autre est enfin parti pour le voyage solitaire qu'il ou elle a toujours voulu faire et qu'il ou elle n'aurait jamais fait avant."

Ce qu'essaie à demi-mot de dire Thomas c'est qu'avant l'embrasement du ciel on n'avait pas le temps de se chercher, de se trouver, de se réaliser pleinement, pas plus qu'on n'en avait la liberté ni la place. 
C'est un discours qui bien que légèrement naïf, est très intéressant à écouter, et à tourner dans sa tête, il nous force à l'introspection et à se demander: "est-ce que c'est vrai?", "est-ce que je suis pleinement moi-même?".

Personnellement, la réponse est négative, et je peux vous dire que ça amène une sacré prise de conscience. La nuance qu'il faut prendre avec ce discours c'est que même si on ne peut pas évoluer avec une totale liberté dans la société actuelle, on peut s'approcher au maximum de cet idéal. 


Comme les deux extraits postés ici en témoignent, tout cela est dit avec un style sobre, épuré, simple, qui fait échos au discours prononcé tout au long du récit. Les idées et les émotions qu'écrit Camille Leboulanger sont exprimées avec suffisamment de simplicité pour qu'on puisse les comprendre pleinement et les assimiler, le message est clair, et l'émotion délivrée nous transperce de plein fouet. 
Je ne veut pas vous spoiler l'histoire donc je ne parlerais pas explicitement des scènes qui me viennent en tête, mais sachez juste que ce roman est troublant, les personnages attachants, et l'émotion qu'il délivre est honnête, simple, et glaçante - il est émouvant, très émouvant. 

Pour vous donner une idée, je note ce roman à 9/10. 
Il souffre peut-être de quelques défauts, mais à dire vrai, je ne les ai pas vu, et surtout je m'en fiche, j'ai pris ce que ce roman avait de meilleur à donner, et dieu que c'est bon.

mardi 11 février 2014

Such a lovely day

Si vous avez trouvé la référence musicale derrière ce titre: bisou. Et bisou anyway.
Juste dans le titre original c'est pas "lovely" mais "lonely" - mais vu que fut une belle journée.

Alors pour revenir sur ma journée, tout d'abord:

# 1 - Cadal! \o/

Alva m'a apporté mon cadeau de nawel (bah oui, le 11 février, c'est aussi Noël. On vous l'a pas dis? C'est Noël quand on le veux! \o/ ).

Voici (désolée pour la floutitude, fatigue, flemme, toussah, j'ai pris les photos vite fait):






Un collier sur lequel j'avais carrément flashé dans une petite boutique en ville. *_*

L'étiquette nous dit que c'est une pierre de lune, mais je suis sure à 99,9% qu'il s'agit d'une opalite, parce que:


Qui à proprement parler n'est pas une "pierre" (il s'agit de verre opalisé, précisément), mais qui est juste absolument magnifique, surtout quand on la regarde à la lumière, elle prend des reflets de ouf sur fond de blanc laiteux (ce qui n'est pas très évident à rendre en photo quand on à la flemme de faire les choses bien en plus de pas avoir une bonne lumière. :o) )

Donc, je suis absolument dingue de cette "pierre", il va sans dire que mon cadal me donne beaucoup bonheur.

Et c'est marrant justement parce que si j'en crois ce site: http://boutique.mineraux-paubrasil.com/fr/181-opalite ; c'est une pierre qui apporte la joie (et qui stimule la libido, mais bon. :o) ), en outre, toujours selon ce site, cette pierre symboliserais l'harmonie dans le corps et est en résonance avec le ventre.

Et vu comme je suis happy là, je me dis que c'est pas complètement stupide! :o) 


# 2 - Paule du Twavail

Je suis donc allée à Pôle Emploi.
Et donc j'en profite pour dire que ce serait peut pas mal de - je sais pas moi - peut-être éventuellement prévenir quand ils changent leur fonctionnement! >_<

Ouais nan parce qu'apparemment maintenant: 1) pour une réinscription "simple", ils envoient plus de convoc', 2) ils envoient plus leurs RV du tout, c'est au demandeur d'emploi de réclamer ses RV.
Donc une façon subtile de dire "démerdez vous bande de noeuds!".

Sauf que voilà, si on veux être un peu efficace on prévient mesdames & messieurs de chez Paul. Ça évite qu'on poireaute en se demandant pourquoi ça fait trois mois que j’attends un RV qu'en fait ils n'avaient pas l'intention d'envoyer. -___-


Bon, déjà ça, mais je peux l'encaisser, y'a pas mort d'homme, ni de femme, ni d'enfant, j'en dirai pas autant pour les girafons (RIP Marius :'(  Victime de la bêtise humaine... ).
Bref.

Le gros positif c'est quand même que j'ai une date de RV (qui au final ne s'avérera que peu utile dans l'immédiat), la dame de l'acceuil m'a donné les démarches à suivre pour faire ma demande de RSA.

A commencer par appeler le 3949 pour faire une demande d'allocs pour savoir quels sont mes droits, me le voir refuser, pour pouvoir commencer les démarches RSA.

"Appeler".... téléphone.... 




Mais j'ai vaincu mon angoisse et j'ai décroché le téléphone.

................. ♫ Veuillez patienter, un conseiller va vous répondre ♫ ----------

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AU BOUT DE DIX TRÈS LONGUES MINUTES §!

(Moins en fait, mais c'est fou comme une minute devient une heure quand on vous met en attente. :o) )

Bon d'accord, je sais, c'est pas comme si j'étais la seule à appeler. Puis bon, la patience n'est certe pas ma qualité première, mais je sais en user lorsque nécessaire, du coup j'ai patienté, et la conseillère à décidé de décrocher au juste moment où j'ai carrément arrêté d'attendre.
Mon sursaut me fit loliloler.

Et donc, ma demande d'alloc est faite, je recevrai un dossier à remplir et à déposer à PE dans les 5 jours.
Quant à mon RV, je l'aurai pas avant mars, ce qui est parfait pour moi.
Et dans tout ça - vu qu'Alva avait son RV (qui a duré une bonne heure) -  j'en ai profité pour imprimer mon CV, deux offres d'emploi, mon "passeport emploi samayre", photocopier ma carte vitale (échec faute de pouvoir régler le contraste sur leur machine), ma carte d'identité, me promener dans Pôle Emploi (sans rire), prendre en photo le hall d’accueil (mais je pourrais pas vous montrer parce que comme une grosse teubé j'avais oublié ma carte SD dans mon pc, donc elles sont sur la mémoire de mon apn, inaccessibles vu que j'ai pas le cordon pour les récupérer. :o) Ahah. ), et choper des prospectus à lire.

Et donc du coup je vais profiter du "ça c'est fait", pour prévoir de passer un peu de temps chez Alva mardi prochain.

# 3 - AAAAAAAAAAAAAAH!

Juste parce que j'ai accompagné ma nièce au conservatoire à 6h moins 25, pour rentrer chez moi qu'à 9h, parce qu'elle avait une heure de répet' (en plus de l'heure et demi habituelle de cours + le temps du trajet à pieds) pour un concert auquel elle ne participera pas. :o) (parce que à Gigean et parce que bien évidemment elle à séché les trois derniers cours du conservatoire pour "réviser". On a tous été ados, on sait tous que ça veut dire, "j'veux pas laisse moi tranquille". Parce que je l'ai vue "réviser", et franchement je savais pas que maintenant les révisions se faisaient via Facebook. :o) Hahaguy )

AHAH! 

Et comme avec Alva on est revenues du PE à pieds, en marchant pas trop vite, donc une heure de trajet, et j'ai eu la bonne idée de mettre mes bottines à talon: aïe. :o) Fatigue, toussah.

# 4 - Ce que je lis / regarde

Je suis en train de lire Maudit Karma, et même si c'est frais et assez drôle, pour l"instant c'est un peu con et bourré d'incohérences (genre le monsieur nous parle de la vivisection façon bisounours "les n'animaux souffrent mais c'est pour sauver des viiiiies! :D" - coco si tu savais l'inutilité de la vivisection... Bref. Ça plus le fait qu'il nous parle de comportements animaux sans rien connaitre des-dits animaux... :x ). 




Heureusement le style est léger, ça se prend pas la tête, c'est le genre de lecture décérébrante qui fait quand même du bien de lire une fois comme ça. 

Et sinon, en séries, j'ai commencé Game of Thrones.


J'en suis à l'épisode 10 de la saison 2, que je m’apprête à regarder.  

Mon avis rapide: c'est franchement pas mal, en plus y'a des dragons, une "mother of dragons" juste trop sexy chocolat, du cul, du sang, de l'intrigue, de l'amour pas mièvre, le pauvre Sean Beane, l'acteur le moins chanceux de la planète, et un méchant vraiment méchant que t'as juste envie de lui faire un câlin avec une corde empoisonnée au bord d'une falaise au-dessus d'un volcan en éruption (ce qui stoppe net avec la tendance du méchant trop cute qu'on prend en affection). 



En somme j'aime bien. 


------------------- Voilà!! :D -----------------
BISOUS!


dimanche 29 juillet 2012

Lecture

Voici le livre que je suis en train de lire:



Un bon bouquin (un recueil de nouvelles écrites entre 1995 et le début des années 2000, que j'ai choisi au hasard pour élargir mon répertoire d'auteurs de SF. Et j'ai bien fait, le style est assez fluide et simple pour qu'on comprenne les détails scientifiques, il y a pas mal d'originalité dans ses récits.

Pour l'instant j'en suis qu'à la quatrième nouvelle, et pour l'instant chacune d'elle m'a happée, j'ai du mal à lâcher ce bouquin, qui nous emmène dans un univers futuriste mais néanmoins possible.
Et c'est ce qui est assez effrayant là-dedans, c'est que tout est susceptible d'exister, il n'y a rien de franchement extravagant. Greg Egan a extrapolé la science de son époque pour décrire ce qu'elle aurait pu devenir dans les années 2020-2030.
On retrouve des choses comme le déterminisme génétique, la thérapie génique, les mutations, l'art, l'individualité et la personnalité, l'industrie pharmaceutique, etc etc etc; autant de choses auxquelles nous sommes déjà habitués, et qui sont ici présentées sous leur plus mauvais jour (en exagérant un peu), Egan pose des problématiques quant à la moralité liée à ces thèmes.

Un livre que je conseille vraiment aux amateurs de SF.

Une bonne critique de ce livre à lire ICI . A commenter LA [Booknode]

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