William
Wegman, né en 1943 à Holyoke, dans le Massachusetts, aux États-Unis,
est un photographe d'art, renommé pour ses clichés mettant en scène ses
chiens, des braques de Weimar.
De 1968 à 1969, il enseigne la
peinture à l'université du Wisconsin. Déjà pendant cette péiode il
s'intéresse à la photographie, puis s'y passionne petit à petit.
C'est en automne 1970 que Wegman - suite à une promesse qu'il a faite à sa femme - entreprend d'adopter un chien.
Ils
tombent alors sur une petit annonce dans le journal : une vielle dame
vend un chien de race Braque de Weimar, pour 35 $; il décide de jouer à
pile ou face pour savoir s'il achèterais ce chien ou nom: face.
En
le ramenant chez eux, le chien se précipita dans la maison et s'assit.
Il avait une posture très masculine, très humaine. Et juste à ce moment,
le soleil tourna et un rai de lumière passa juste devant lui. C'est
comme ça que Wegman décida de l'appeler « Man Ray », avec un petit
hommage au peintre et photographe américain de l'époque, très en vogue.
| Citation: |
| Nous
sommes au début des années soixante-dix. La scène artistique américaine
est marquée par l'héritage du Pop Art et la pression de l'Art minimal.
Wegman en Californie est à l'abri du dogmatisme et du pragmatisme qui
sévissent à New York. Tout est possible. Il peut tout se permettre. |
À
l'atelier, Wegman amène désormais Man Ray, le chien, pour avoir de la
compagnie. Seulement, ce dernier est très joueur et il s'ennuie dans ce
petit espace. C'est alors qu'à plusieurs reprises, le chien entre dans
le cadre de l'appareil photo, alors que son maître travaille. C'est
ainsi que Wegman et Man Ray ont commencé une longue collaboration, qui
deviendra emblématique pour l'artiste et qui lui donnera son immense
succès.
A Man Ray succèderont nombreux autres toutous, toujours des braques:Fay Ray, Batty, Chundo, Crooky, Chip, Candy et Penny.
Le
travail de Wegman s'appuie sur le caractère pataud de ses chiens, les
braques ont cette particularité: quand on les pose quelque part, ils se
laissent faire.
C'est d'une évidence quand on voit ses photos!
Toujours très drôles, empruntes d'une bonhommie dans laquelle on ne distingue plus le canin de l'humain.
Dans
ses photos ils substitue le chien à l'homme, le plaçant des dans
situations rocambolesques, dans lesquelles on ne s'attend jamais à les
trouver.
Le travail de Wegman, amuse, questionne, surprend.
Le
chien revêt ici les valeurs sociales et individuelles, entre
conformisme et décalage. William Wegman reprend, renverse, flirte avec
les codes et les mœurs de la société, sans pour autant nécessiter une
signification stricte à chaque photographie. Dans la plupart de ses
clichés, Wegman laisse, à au travers de photos épurées, ou très
symbolistes, la liberté à chacun d'y voir ce qu'il a envie d'y voir, de
retrouver, d'imaginer.
Il est aujourd'hui mondialement connu et
continue toujours de travailler et de produire en tant qu'artiste,
toujours entouré des ses chiens, dont il ne pourrait plus se séparer,
alors même qu'au départ il pensait qu'un chien le perturberait dans son
travail...
Comme quoi des fois, le succès se joue à pile ou face...
Quelques photos: